Prestation de compassion : Faire plus, pour le mieux:

Montréal, le 6 janvier 2016– Le Regroupement des aidants naturels du Québec (RANQ) se réjouit de l’annonce du gouvernement fédéral de bonifier la prestation de compassion pour les proches aidants. Passant de 6 à 26 semaines, cela représente une nette amélioration et correspond à la demande du milieu, ainsi qu’au respect d’une promesse électorale.

Pour le RANQ, il ne faut cependant pas se réjouir totalement, car pour obtenir cette prestation il faut toujours fournir un certificat médical signé par un médecin attestant que le membre de la famille devrait mourir dans les six prochains mois. « Ceci est complètement inhumain. On demande aux proches aidants de tourner le couteau dans la plaie. Dans bien des situations, les médecins ne se risqueront pas à écrire que leur patient devrait mourir d’ici 26 semaines », déclare madame Johanne Audet, présidente du RANQ. Pour cette dernière, le gouvernement doit remplacer cette règle par un certificat médical attestant de la gravité d’une maladie exigeant un soutien soutenu.

La porte-parole du Regroupement ajoute qu’il faut également revoir la règle des 600 heures de travail pour avoir droit à la prestation. Pour expliquer cette demande, elle fait valoir qu’avec la précarité du travail (temps partiel, à forfait, saisonnier), il n’est pas toujours possible d’atteindre ce nombre d’heures. Plusieurs personnes ne peuvent donc pas bénéficier de la prestation à laquelle ils ont droit.

Ces raisons expliqueraient, en bonne partie, pourquoi la prestation est si peu utilisée par les proches aidants.

Madame Audet mentionne finalement que le gouvernement ne doit pas s’arrêter en si bon chemin et ainsi « respecter l’ensemble des engagements pris pour améliorer le sort des proches aidants ».

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